Les grandes banques américaines prêtes à résister à une crise sévère


BANQUE

Les cinq premières banques américaines ont publié lundi des tests de résistance internes montrant qu’elles sont assez solides pour faire face à une crise économique, même si le matelas de sécurité de certaines d’entre elles s’est un peu affaibli depuis un an.

Ces tests de solidité évaluent la capacité des banques à ne pas flancher face à des scénarios de récession sévère. Ils incluent par exemple une récession mondiale avec une chute du Produit intérieur brut (PIB) américain pendant sept trimestres d’affilée, suivie par une reprise molle, une dégringolade de 25% des prix de l’immobilier américain, un krach financier ou une grave crise sur le marché des devises.

La suite dans Bilan

Publié dans Crise, Economie | Tagué | Poster un commentaire

La concurrence n’est toujours pas ce que l’on croit : réponse au Professeur Combe (1)


Par Colin Halard, contributeur associé à l’Institut Coppet

Dans un récent article intitulé « La concurrence n’est pas toujours ce que l’on croit », le Professeur Combe, vice-président de l’Autorité de la concurrence, a mis en évidence qu’il est bien souvent difficile d’appréhender la notion de concurrence. De fait, la définition qu’il adopte n’est pas nécessairement convaincante.

Emmanuel Combe[1], professeur d’économie affilié à ESCP Europe et vice-président de l’Autorité de la concurrence, a récemment publié dans La tribune un article intitulé « La concurrence n’est pas toujours ce que l’on croit». Ce titre, associé à la qualité de l’auteur, ne pouvait qu’éveiller l’intérêt.

En effet, vous rappelez-vous ces médecins qui, dans le Malade imaginaire, dissertent des maux d’Argan en un verbiage que Béralde décrit comme « un pompeux galimatias, [u]n spécieux babil, qui vous donne des mots pour des raisons, et des promesses pour des effets »[2] ? Eh bien, le style d’argumentation de ces savants docteurs n’est pas entièrement dénué de ressemblance avec celui des autorités de concurrence.

La suite sur l’Institut Coppet

Publié dans Crise, Economie | Tagué | Poster un commentaire

Vivement la faillite ! (Charles Gave)


Il est difficile pour un libéral, en France, d’écrire sur l’Etat tant on attend de lui une condamnation sans appel et sans nuances de ce que sont devenus nos Etats modernes. En définitive, les libéraux français se sont laissés enfermer depuis des décennies dans une espèce de jeu de rôle où on les fait monter sur la scène pendant très peu de temps, en espérant qu’ils sortiront quelques énormités qui permettront de renvoyer la pauvre victime vers le néant des « ultralibéraux » jusqu’à la fois suivante.

Et les volontaires sont nombreux.

La suite sur le Blog de Claude Reichman

Publié dans Crise, Economie | Tagué | Poster un commentaire

3 % de croissance : la recette anglaise


Bye bye la crise, bonjour la croissance. Avec une progression du PIB de 3 % en rythme annuel, le Royaume-Uni affiche la meilleure performance des grands pays de l’OCDE. Un résultat que l’on envie à Paris où l’économie ne décolle pas de 0 %. Frappée de plein fouet par la crise financière de 2008, l’économie britannique partait pourtant avec de lourds handicaps : un système bancaire à plat et un secteur immobilier en déshérence. Mais à partir de 2010, le gouvernement conservateur de David Cameron, de concert avec la Banque d’Angleterre, va mettre en œuvre une politique économique qui, en conjuguant une vaste relance monétaire et une austérité budgétaire sans précédent, porte aujourd’hui ses fruits. Même si , naturellement, des interrogations subsistent, la reprise économique amorcée en 2013, d’abord stimulée par la consommation des ménages, semble en passe d’entrer dans un cercle vertueux avec le réveil de l’investissement des entreprises. “La croissance du Royaume-Uni devrait rester vigoureuse en 2015”, prévoit l’OCDE.

La suite dans le Nouvel Economiste

Publié dans Crise, Economie | Tagué | Poster un commentaire

Le MEDEF sort son bazooka


Effervescence en Socialie Française ! Des propositions révolutionnaires sur le code du travail auraient été émises ! Et alors que l’opinion publique, le parti socialiste, la gauche de la gauche et les journalistes se remettent à peine d’un remaniement ministériel éclair qui aura permis l’avènement d’un Nouveau Gouvernement de Combat Plus Mieux, avec, même, un petit parfum de drouate, c’est au tour du syndicat des patrons de tenter un chambardement inouï dans le statu quo.

Et quel chambardement, puisqu’il s’agit ni plus ni moins, pour le MEDEF, que de s’attaquer à quelques unes des vaches les plus sacrées de la République Citoyenne & Festive.

ans une furie révolutionnaire apparemment sans limite, on apprend en effet que le Medef propose de pouvoir supprimer des jours fériés, de déroger à la durée légale du travail, ou s’affranchir du salaire minimum, en utilisant le prétexte — qu’on devinera évidemment fallacieux (les patrons sont fourbes, ne l’oubliez pas) — de la création de centaines de milliers d’emplois. Ces propositions, aussi hérétiques que médiatisées (c’est dire), sont rassemblées dans un document que Les Echos se sont empressés de compulser pour en extraire, notamment, la petite phrase de conclusion, bien saignante :

« Il s’agit avant tout d’animer un débat […] Notre conviction est que nous n’avons pas “tout essayé contre le chômage”, nous avons juste essayé ce qui n’a marché nulle part et oublié ce qui a fonctionné partout. »

La suite ici

Publié dans Crise, Economie | Tagué , | Poster un commentaire

Pour une vraie politique du commerce extérieur


Quand la France se dotera-t-elle d’une vraie politiquer du commerce extérieur, servie par un ministère digne de ce nom? Par Hervé Guyader, avocat au Barreau de Paris, Président du Comité Français pour le Droit du Commerce International

La récente démission de Thomas Thévenoud remplacé au bout de neuf jours par Matthias Fekl a permis de constater qu’en deux ans, ce sont rien moins que cinq ministres ou secrétaires d’Etat qui se sont suivis au ministère du Commerce extérieur.

La suite dans le Tribune

Publié dans Crise, Economie | Tagué | Poster un commentaire

Les banques créent-elles de la monnaie ex nihilo ?


Même s’il ne fait pas la une des journaux, le débat sur le sujet fait rage entre créationnistes et négationnistes (1). Son enjeu est capital en termes de politique financière. Si les banques sont dotées d’un pouvoir extraordinaire de création monétaire ex nihilo et, en quelque sorte, volent leurs revenus, l’intervention de l’Etat pour canaliser ce haut débit et rétablir la justice s’impose. S’il n’en va pas ainsi, le crédit bancaire n’appelle pas nécessairement d’intervention publique palliative ou correctrice.

Gaël Giraud pose bien les termes du débat dans son ouvrage « Illusion financière » (2). Pour les premiers, au nombre desquels il se range, « les crédits font les dépôts » et créent donc artificiellement du revenu : il s’agit alors d’orienter au mieux cette création monétaire. Pour les seconds, « ce sont les dépôts qui font les crédits : autrement dit le travail d’une banque de crédit consisterait essentiellement à redistribuer de l’épargne déjà existante ». Aucune des deux thèses ne reflète adéquatement à notre sens la réalité de l’activité de crédit bancaire et ne suffit à rendre compte des « phénomènes », notamment les crises bancaires. Le décorticage d’une opération d’escompte, mère des opérations de crédit, permettra de le comprendre.

La suite dans Economie matin

Publié dans Crise, Economie | Tagué , | Poster un commentaire